Portrait

François-Guy Thivierge - Conquérir 55 sommets pour célébrer ses 55 ans

Par Julie Lavoie

 

Plus de 10 ans après avoir conquis les sept plus hauts sommets de la planète, François-Guy Thivierge s’est offert un nouveau défi pour ses 55 ans, celui de parcourir le globe et de faire l’ascension de 55 montagnes en 55 mois. Alpiniste, aventurier, homme d’affaires et conférencier, François-Guy garde la forme, car il souhaite vivre vieux et continuer longtemps à partager et à nourrir sa passion pour la grimpe.

Au moment d’écrire ces lignes, l’alpiniste venait tout juste de rentrer au pays après avoir séjourné en Amérique centrale, notamment au Guatemala, où il a escaladé le Tajumulco, et il se préparait à replier bagages pour se rendre en Argentine. Il a commencé son défi en septembre 2019 et à peine quatre mois plus tard, il avait gravi au moins cinq montagnes dignes de figurer dans son palmarès.

 

 

Franchir des étapes

L’alpiniste était dans la quarantaine lorsqu’il a grimpé les sept sommets, dont l’Everest et le Kilimandjaro, et atteint les deux pôles. Après ces exploits, il aurait pu « accrocher son piolet dans un cadre », comme il le dit si bien, mais il ne l’a pas fait. Il a continué de voyager et à escalader des montagnes, mais de façon moins intense, se concentrant davantage sur ses affaires. François-Guy est propriétaire de l’entreprise Aventurex, qui offre une gamme complète d’aventures en montagne, et dont le camp de base se trouve au centre d’escalade Roc Gyms, à Québec.

À l’approche de ses 55 ans, pour lui une étape symbolique, il s’est demandé : « Qu’est-ce que je ferais bien comme projet pour les cinq prochaines années ? » Son plan a pris forme : « Je vais aller escalader 55 montagnes, que je vais choisir minutieusement, dans des pays où je ne suis pas allé… des montagnes que je n’ai pas gravies. » Ce défi sportif s’avère également une grande quête de découvertes géographiques et culturelles. Pour réaliser un tel projet, il faut bien sûr du temps et de l’argent, mais surtout une réelle passion pour la montagne et une bonne santé, qu’il entretient en faisant de l’activité physique.

S’il n’a pas perdu le goût de l’aventure, François-Guy avoue qu’à 55 ans, il se sent plus mûr, plus sage et plus prudent. De plus, il ne ressent pas la pression d’autrefois. « Quand tu fais les sept sommets, tu as une liste obligatoire », explique-t-il. Aujourd’hui, il choisit lui-même ses montagnes et toujours parmi les plus prestigieuses du globe. Si elles sont moins connues et moins fréquentées que l’Everest et le Kilimandjaro, elles posent néanmoins de grands défis techniques, d’où l’importance pour lui de s’entourer de grimpeurs expérimentés. « Certaines d’entre elles sont parmi les plus difficiles au monde », précise-t-il.

À chacun son Everest

Comment les rêves deviennent-ils réalité ? Selon François-Guy, il faut d’abord identifier ce qu’on aime, puis déterminer nos objectifs. Bref, il faut apprendre à se connaître pour trouver son propre Everest. Ensuite, il faut faire les premiers pas. « Quand tu as fait les premiers pas, tes chances de réussir sont grandes », explique celui qui donne des conférences sur la motivation.

Pour avoir le goût de s’entraîner, il faut nécessairement avoir trouvé un sport qui nous anime. Dans son cas, ce sont les activités en plein air. « Moi, je suis assez solitaire dans mes entraînements. Ça ne me dérange pas de partir en ski de fond, à mon rythme, pendant une heure et demie… et là, je me gâte », dit-il. D’autres ont besoin d’être entourés. Le gym est alors une bonne solution, parce qu’il permet de bouger et de socialiser. Les sites de rencontre représentent également une option intéressante pour réunir des gens sportifs, qui partagent les mêmes goûts. Et trouver des clubs de marche, de vélo, de raquette ou de ski de fond, par exemple, est plus facile que jamais grâce aux réseaux sociaux.

Il faut absolument faire de l’activité physique chaque jour ou plusieurs fois par semaine. « En bas de 30 minutes, ce n’est pas payant », commente-t-il. Dans son cas, les séances d’entraînement sont généralement beaucoup plus longues et adaptées à son activité favorite, ses ascensions pouvant durer de longues heures, voire une journée entière.

Admettant qu’il est parfois difficile de quitter son confort pour aller faire du sport, François-Guy encourage les gens à se pousser. « Regarder ce qu’on a comme parc autour de sa maison, de son appartement... Au centre-ville de Québec, il y a les plaines d’Abraham, les escaliers du Cap-Blanc, la terrasse Dufferin, les chutes Montmorency, la rivière Saint-Charles : il y en a des places ! », lance-t-il. Après avoir respiré de l’air pur, le bien-être ressenti est incomparable. « On est content. On a une bonne fatigue. On a le goût de se cuisiner quelque chose de santé et on a le goût de bien dormir », dit-il.

« J’aurais donc dû… »

Comment François-Guy envisage-t-il l’avenir après avoir réalisé son défi 55 ? Il entend continuer d’atteindre des sommets et à rester physiquement actif aussi longtemps que possible, car la vie est courte. « Il ne faut pas vivre avec des regrets et des j’aurais donc dû toute notre vie… et demeurer spectateur de l’accomplissement des autres. »

L’aventurier partage ses expériences de voyages et sa passion pour l’escalade en alimentant de magnifiques photos son fil Instagram : www.instagram.com/francoisguythivierge/. Pour en apprendre davantage sur l’éventail des services offerts par Aventurex, visitez www.aventurex.net.

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